Derrière ce nom un peu barbare se cache un moment toujours un peu stressant pour la maman et également pour le 2ème parent. Aujourd’hui, je vais vous parler du déroulement de la manœuvre, ce qui pourra peut-être en rassurer certaines. Pour ma part, je l’ai vécu pour mon premier enfant : Paul, ou je vous raconte d’ailleurs mon accouchement en siège (cf : article).

Pour commencer c’est une solution qui vous est proposé lorsque bébé se présente par le siège, il s’agit en fait de le retourner manuellement. On vous donne rendez-vous à l’hôpital, après un examen rapide (prise de tension, température, etc.). Ensuite, on vous fait signer une fiche d’information qui explique les risques de la manœuvre (accouchement prématuré, rupture de la poche des eaux, ..) et un médicament peut vous être administré afin de détendre votre utérus et de faciliter la manœuvre.

Il est conseillé de manger léger les heures précédant le rdv. Le rendez-vous commence par un monitoring et une écho afin de vérifier le rythme cardiaque de votre bébé et la quantité de liquide amniotique. Pour la manœuvre, la maman est allongée sur le dos, le docteur va avec ses mains appuyer sur le ventre de la maman pour pousser les fesses de bébé vers le haut tout en guidant la tête vers le bas afin qu’il fasse demi-tour. Pendant tout le temps de la manœuvre, le rythme cardiaque de votre bébé est bien surveillé. Pour que la manœuvre se passe au mieux, la maman doit être détendue au maximum afin que son ventre soit le moins contracté possible.

Malheureusement cela n’a pas été mon cas, la manœuvre a pour moi été assez impressionnante et j’ai eu un grand moment de panique. A la suite de l’échec de cette tentative, on m’a proposé un 2éme essai 3 jours plus tard, pour être tout à fait honnête, j’ai préféré l’annuler car dans la nuit qui a suivi la première manœuvre, j’ai eu des fortes douleurs que j’ai réussi à les calmer grâce à un bon bain et du doliprane, oufff.

Après la manœuvre la maman et le bébé restent sous surveillance 2h avant de pouvoir rentrer chez eux, il est d’ailleurs conseillé de ne pas rentrer seule et de se faire conduire (Je remercie ma petite sœur qui m’a accompagnée et qui n’oubliera jamais ce jour (rires)).

Cette manœuvre, bien qu’impressionnante, est efficace dans 70% des cas et permet d’éviter bien des césariennes.

Petite astuce : quelques jours avant la manœuvre, parler-en à votre sage-femme ou votre généraliste, ils pourront vous conseiller sur une prise d’homéopathie qui aide à la manœuvre ainsi qu’a la récupération.

Dans tous les cas, il est important de s’écouter au maximum, on m’a beaucoup fait culpabiliser de n’avoir pas fait cette seconde tentative et pourtant le jour de mon accouchement, mon sage-femme m’a affirmé que jamais Paul n’aurait pu se retourner du fait de sa position et de son cordon, c’est une

info malheureusement invisible à l’échographie le jour de la manœuvre, la seule solution est d’essayer. Après tout qui ne tente à rien n’a rien, pour ma part je n’ai aucun regret sur les décisions que j’ai prise, elle était en accord avec ce dont j’avais besoin à ce moment là.

 

Ju’